L’initiation d’Alia

Depuis toute petite, Alia est très sélective. Même avec les compotes que lui préparaient ses parents, elle avait ses préférences. Et impossible de lui faire avaler quoi que ce soit si elle ne voulait pas.

Avec le temps, ses goûts se sont développés, mais elle reste sélective. Le comté, elle l’aime avec 18 mois d’affinage minimum. Les brocolis doivent être encore un peu croquants, avec un peu de beurre ou d’huile de noix, rien d’autre. Autant dire qu’à la cantine c’est compliqué. Heureusement, elle fait des échanges avec son réseau de copines… Car elle aime souvent des choses que les autres n’apprécient pas : quinoa, poivrons, chou…

Par contre, elle adore le chocolat au lait. De bonne qualité, pas celui qu’on vend à coup de gadgets en plastique ou de pubs télévisées écœurantes… Non, le bon chocolat au lait. Celui que son père ramène de ses déplacements professionnels en Suisse. Il a juste le bon équilibre entre douceur et caractère. À chaque carré, c’est un peu Noël.

Par contre, impossible de lui fait avaler un carré de chocolat noir. Ou même un gâteau au chocolat noir. Elle le détecte à des kilomètres.

Une fois, elle était allée avec sa marraine dans un salon de thé où les meilleures spécialités sucrées étaient proposées en version enfant… Elle avait goûté le tiramisù et avait recraché sa bouchée ! Les biscuits étaient trempés dans du chocolat chaud au lieu du café… mais c’était du chocolat noir, dont elle avait tout de suite senti l’amertume.

On peut dire qu’Alia est compliquée, voire maniaque… Mais du haut de ses dix ans, elle a tout simplement des goûts bien affirmés.

Sa mère trouve juste dommage qu’elle ne s’ouvre pas à certains goûts plus subtils. La douce amertume du Munster, le goût si profond et légèrement carné de la pâte miso, l’acidité fruitée du cassis… et bien entendu la chaleureuse complexité du chocolat noir. D’autant qu’elle adore faire de la pâtisserie et elle doit utiliser du chocolat au lait alors que ça serait tellement meilleur, tellement plus subtil, avec du chocolat noir. Pas du chocolat amer, pas du cacao pur à 100%, juste du chocolat noir. Mais impossible, sous peine de refus absolu d’Alia. Et elle n’imagine pas une seconde consommer un dessert avec son mari sans qu’Alia en profite.

Elle s’en ouvre à la marraine d’Alia qui réfléchit deux secondes…

« Attends, je crois que j’ai une idée… »
« C’est peine perdue, peut-être qu’avec le temps. »
« Non, on va essayer quelque chose. »

Tous les deux mois, Alia passe une journée complète avec sa marraine. Elle l’emmène déjeuner au restaurant, avant d’aller voir un spectacle ou une expo, puis elles prennent le goûter chez elle. Elle connaît bien ses goûts et essaie de lui faire plaisir… mais cette fois, elle a une petite surprise.

« Pour le goûter, j’ai acheté le flan pâtissier que tu adores. Mais avant, j’ai un petit jeu à te proposer. Tu vas mettre ce bandeau. »

Elle sait qu’Alia adore les jeux. Elle met son bandeau en souriant, ravie de cette nouvelle expérience.

« Tu vas essayer de reconnaître différentes saveurs à travers les petites bouchées que je vais mettre dans ta bouche. »
« Tu ne me fais pas manger des choses dégoûtantes, hein ? Promis ? »
« Mais non ma chérie. Quelle idée… Que des choses bonnes… et intéressantes ! »

Elle commence par une amande fumée.

« C’est salé. Et fumé, mais je crois que fumé, ça n’est pas une saveur. »
« Exact. Bon, c’était facile. »
« Là, c’est sucré. Et c’est bon ! »
« Oui, je sais que tu adores la mangue. Mais tu n’avais peut-être pas goûté la version séchée… »
« Non. Et j’adore. »
« Plus difficile maintenant. Juste une pointe sur le bout de la cuillère. »
« Je dirais… Acide. Et sucré. Ça ressemble à du sirop avec un goût plus fin. C’est bon. »
« C’est du vinaigre balsamique de Modène. Le meilleur, vieilli 12 ans dans plusieurs futs de bois différents qui lui ont donné sa saveur si subtile. »
« Trop bon. ET après ? »
« Une petite cuillère de quelque chose. Garde-le en bouche et fais-le tourner quelques secondes. »
« C’est… de l’huile ? C’est un peu amer. Ca a le goût de l’olive verte. C’est pas mal. »
« Oui, une huile d’olive faite par un ami. Il les presse à froid pour garder ce petit arrière-goût d’olive verte qui fait tout son charme. Et l’amertume  est présente juste ce qu’il faut pour que l’ensemble soit harmonieux et intéressant. »
« Je n’avais jamais pensé qu’e l’amertume pouvait rendre quelque chose intéressant. »

Sa marraine sourit. Elle se dit qu’elle est prête.

« Allez, un petit dernier avant le goûter. Ouvre la bouche ».
Alia goûte. Elle ne réagit pas.
« Whaaaa… C’est doux. C’est bizarre : on dirait du chocolat, mais en moins sucré, mais très doux. Le goût arrive tout lentement. Il y a plein de choses dedans. Le goût de l’odeur du café de Papa, la vanille, le pain grillé, un peu le parfum de Maman, les bonbons à la violette… C’est hyper … hyper bon. »
« Tu en veux encore un peu ? »
« Oh oui, c’est la meilleure chose que j’aie jamais mangé. »

Elle lui enlève son bandeau.

« Bienvenue dans le monde merveilleux du très, très bon chocolat noir. »
« C’est du chocolat noir ? Mais il n’est même pas amer ! »
« Son amertume est fine et ce chocolat est tellement équilibré qu’elle se fond parfaitement dans l’ensemble. »

Alia reste subjuguée et déguste un nouveau carré.

« J’ai appris une chose importante. »
« Ah oui, laquelle ? »
« C’est pas parce qu’on a déjà goûté quelque chose et qu’on n’a pas aimé qu’il ne faut pas réessayé avec une autre version. »
« Félicitations Alia, tu as appris quelque chose d’essentiel pour une gourmande. »

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